48 000 € de travaux pour une extension de maison inachevée !

48 000 € de travaux pour une extension de maison inachevée !

Lorsque Cédric achète sa maison en 2017, il a pour objectif premier d’y ajouter une extension. Son souhait le plus cher : permettre à ses deux enfants d’avoir chacun leur propre chambre.

Sur les conseils de son agent immobilier, il engage une société du bâtiment qui débute les travaux de construction le 23 mai 2018. Ce démarrage est également accompagné d’un premier acompte de 15 000 € versé par Cédric. Cependant, les choses ne se déroulent pas comme prévu et Cédric décide de demander de l’aide aux experts de l’émission radio « Ça peut vous arriver » diffusée sur les ondes d’RTL. Retour sur son témoignage.

Été 2019 : 48 000 € réglés par Cédric pour un chantier loin d’être fini

Ayant acheté un bien à fort potentiel en termes de travaux de rénovation, Cédric déchante en réalisant que le chantier prend du retard. Dirigeant bloqué en Italie, mauvaises dimensions de fenêtres, carrelage au sol absent, infiltrations… les malfaçons s’accumulent aux dépens de Cédric qui avait réglé la somme de 48 040 € (sur 50 675 €).

Septembre 2019 : courrier de mise en demeure envoyé

Après 16 mois de chantier, la situation est déplorable :

  • entassement des affaires à l’intérieur et à l’extérieur de la maison
  • vie difficile d’une famille avec enfants dans un logement trop exigu
  • paiement inutile de taxes d’aménagement

Cédric décide alors d’envoyer un courrier de mise en demeure à l’entreprise lilloise qui était en charge du projet de construction d’extension. Suite à cet envoi, seul le fils du dirigeant se déplace et ce, pour peaufiner quelques recoins.

Depuis, la situation a très peu évolué. Le chef d’entreprise ne répond ni aux appels de Cédric ni à la convocation du conciliateur de justice.

Quels conseils donner aux particuliers souhaitant faire appel à un artisan pour leurs travaux de rénovation ?

La détresse de Cédric ne laisse pas l’équipe de Julien Courbet indifférente. Elle parvient à joindre l’entreprise à plusieurs reprises et celle-ci se justifie tant bien que mal. Finalement, un accord est trouvé et l’artisan s’engage à reprendre le chantier dans les 3 semaines suivant l’appel.

Pour ne pas vous retrouver dans un cas similaire, il est conseillé de respecter ces quelques règles :

  • Un devis doit faire figurer non seulement la date de début d’un chantier mais également la date de fin. (Le devis réalisé par l’entreprise et signé par Cédric mentionne uniquement les dates de paiement)
  • Aucun planning de travaux n’a été établi et transmis par la société de bâtiment. Veillez à le demander !
  • En cas de désordres constatés sur le chantier, vous pouvez bénéficier de la garantie de parfait achèvement qui entre en vigueur dès la réception du chantier et qui dure un an

Redoublez de vigilance avant de signer un devis, assurez-vous qu’il stipule intégralement vos droits en cas de litige !

Vous aussi vous êtes victime d’une malfaçon ou d’une arnaque ? Faites-nous part de votre témoignage et nous le publierons sur notre site. Vous êtes à la recherche d’un artisan de confiance mais ne savez pas comment le sélectionner ? Pensez à vérifier son e-réputation à travers les avis de ses anciens clients !

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